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Ça va ? Ça va ! (Dakar/Rufisque)

Ça va ? Ça va !

Exposition des Projections internationales à Dakar et Rufisque (Sénégal) menées par Emmanuelle Chérel, Mamadou Khouma Gueye (artiste invité) et Claire Maugeais



Vernissage mardi 27 novembre à 18h30

Exposition du 28 novembre au 1er décembre 2018

Mercredi-Samedi 14h00-18h00



Avec 

Marina Ashrafi

Emma Bathilde

Blanche Bonnel

Marine Brosseau

Aïda Lorrain

Matteo de Maria

Marie Minvielle-Debat

Vassily Mitrecey

Clément Richeux

Martin Roy





Comme l'écrivent Felwine Sarr et Achille Mbembe, l’Afrique, au cœur des transformations du monde contemporain, et le Sud de manière général, apparaît de plus en plus comme l'un des théâtres privilégiés où risque de se jouer dans un avenir proche, le devenir de la planète . Ils partent de cette hypothèse : C'est sur le continent africain que la question du monde (où il va et ce qu'il signifie) se pose désormais de la manière la plus neuve, la plus complexe et la plus radicale. 



Dakar – sujette aux mutations du continent africain et aux processus mondiaux — est une ville flux. Une ville internationale faite de syncrétisme et de pluralité artistique, mais aussi culturelle (plusieurs cultures, plusieurs religions), dont l'esthétique idiosyncratique dessine les nouveaux visages. Une ville palimpseste , et c'est à cela que nous nous confrontons et qui nous mets au travail... Une ville mouvement, qui continue à se créer. En perpétuel chantier, soumise à l'exode rurale, aux migrations internationales, à l'économie libérale, aux technologies multimédias. Un ville ouverte au monde, qui est parcourue par des profonds changements urbains, spatiaux, sociaux, culturels et politiques et de forts antagonismes (pauvreté, inégalités, manque d'infrastructures sociales, processus d'acculturation,..) exprimés dans les revendications citadines et citoyennes. Des évolutions qui s’accompagnent de nouvelles visions et remettent en question les vieux schémas dualistes (tradition/modernité, colonial/post/néocolonial, Afrique/Occident). 



Pour Achille Mbembe, l'Afrique est avant tout « un projet planétaire et il n'y a guère d'histoire de l'Afrique qui ne soit en même temps une histoire du monde tout comme il n'y a guère d'histoire du monde qui ne soit en même temps une histoire d'Africains ou de leurs descendants. Tout s'opère dans les circulations des mondes ». Les entrepreneurs chinois s'installent au cœur de ses grandes métropoles, tandis que les commerçants africains s'établissent à Dubaï, Hong Kong, Istanbul, Guandgong et Shanghai. Le Brésil, L'Inde, la Turquie et d'autres puissances émergentes frappent à la porte. Une immense vernacularisation des formes et des styles est en cours, elle est en train de transformer les grandes villes africaines en capitales d'une imagination baroque et créolisée. Ainsi, Dakar apparaît comme un terreau de créativité, de pluralité, de syncrétisme social et culturel largement investi par les artistes (arts plastiques, musique, danse, cinéma, numérique, design, arts urbains...). La représentation de l'expérience urbaine constitue un sujet récurrent pour les artistes (sénégalais mais aussi pour les artistes visiteurs), souvent investis dans la communauté et dans un mouvement permanent d'invention de soi. Dakar est considérée, par certains observateurs, comme une ville vortex et une « Art world City ».



Ce projet, qui tisse des liens avec la scène artistique et intellectuelle au Sénégal, considère la ville de Dakar comme un espace/site ressource pour prêter une attention aux réalités sociales, culturelles, historiques et urbaines, locales et internationales. Il s'agit d'explorer non pas les essences immuables, mais les failles, les interstices, car c'est à partir de ces lieux d'intersection que se tissent les nouveaux assemblages, de nouvelles figures et identités métropolitaines qui dévoilent des façons de faire avec la ville, mais aussi de la faire, de participer à ses fabrications et réinventions constantes, y compris à travers l'élaboration d'un désordre constitutif de nouvelles configurations sociales et culturelles. Cette approche permet d'appréhender la dimension ouverte, mouvante de la société sénégalaise contemporaine, ancrée dans une trame historique et culturelle ancienne et épaisse, de la relier à l'histoire récente des métropoles en Afrique, aux phénomènes de trans-nationalisation de la société, de la vie intellectuelle culturelle et artistique, et à la constitution d'un espace afropolitain. Elle permet aux étudiants de très nombreuses rencontres, s'ouvrant toujours par ces formules de politesse : Salam maleikoum ? Maleikoum Assalam. Nanga dèf ? Mangui fi rekk. Ca va ? Ca va bien, merci. Ca va ? Ca va, merci.



En 2018, dix étudiants de master 1 sont allés en Sénégal (de Dakar à Saint-Louis), leur projets et séjours étaient encadrés par Emmanuelle Chérel, Claire Maugeais et Mamadou Khouma Gueye







Mamadou Khouma Gueye, après des études d’Histoire à l’Université de Dakar, s’est lancé dans le cinéma en militant avec l'association de jeunes réalisateurs Plan B pour l’accès au cinéma pour la population de la banlieue de Dakar puis de passer à la réalisation. Jouant de la débrouille et puisant dans l’énergie collective de sa génération pour produire et diffuser leur cinéma. Il défend l’idée que l’art doit faire place aux gens ordinaires, et participer à la représentation et à la prise de conscience des réalités sociales et politiques, parfois difficiles. Ses derniers films sont Saraba, web-documentaire (2017). Pencoo, documentaire (2018). Son film Kedougou documentaire (23 min, 2017) a reçu le Tanit de Bronze 2018, section court-métrage documentaire aux Journées Cinématographiques de Carthage, Tunisie et le Grand prix du Jury AIRF 2017, section courtmétrage documentaire au Festival du film documentaire de Saint-Louis, Sénégal.

Films en cours: Les Musiciens du vendredi, documentaire ( 52 min). Les Films de l’Atelier, Résidence d’écriture et Rencontres Tënk de coproduction de Saint-Louis, Africadoc, Résidence d’écriture documentaire de Safi (Maroc). 





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