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Projets 2015/2016

Faire du propre

Une de nos premières actions vaguement autonomes est celle de se salir et de salir les alentours. Reconnaissons-le, c’est la première pulsion du geste créatif. C’est du propre ! À partir de là, on peut dire que chaque action de création induit une modification de notre cadre de vie. Est-ce la preuve de notre prise de conscience du pouvoir que nous détenons sur notre environnement et sur nous-mêmes ?
Franchir les seuils de l’éducation pour comprendre que l’apprentissage consiste parfois à donner et dire les nécessités de nettoyer. Le premier seuil est celui, extrêmement basique et commun à tous, du caca, le second, plus social, celui du paillasson, le troisième, plus culturel, est le dessin. Quand c’est sale, il faut nettoyer et en donner les raisons : santé, bien-être, dignité…

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Projet Transmettre

Ces projets sont conçus avec des étudiants de l’école des beaux-arts qui participent au déroulement de la journée. Les sujets s’appuient sur une bibliographie issue du fonds Calder, sur des œuvres de la Collection en dépôt à l’école des Beaux-Arts qui compte 800 œuvres d’art contemporain et sur les sensibilités artistiques des étudiants. Les enseignants des classes qui participent à ces projets expérimentaux préparent leurs élèves et eux-mêmes à tenir un rôle de testeurs pour aider les étudiants à mettre en scène une idée et une démarche en arts plastiques auprès d’un public particulier. Le déroulement de ces journées mêle la lecture des livres sélectionnés et un regard sur les œuvres d’art choisies pour concevoir progressivement au minimum deux projets qui sont la pouponnière des projets Calder.

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Je serai les yeux de la terre

La terre est ronde. Pour tourner, elle s’aide d’un axe et alterne ses ambiances : il fait jour ou nuit mais jamais pour longtemps. Les perceptions sont différentes selon l’endroit de la planète où l’on se trouve. Ce ne sont pas les mêmes animaux, ni les mêmes lumières, ni les mêmes activités. Il y a moins de monde ou plus de monde. Certains se spécialisent en préférant la nuit ou le jour. Parfois, les couleurs ne sont pas nécessaires pour être perçues.
Survolons notre planète, ouvrons nos yeux et scrutons nos crevasses, nos bosses et nos creux. Symbolisons ses richesses en fabriquant un arbre, ses racines et l’eau pour installer dans l’espace de l’atelier une allégorie du voyage de la lumière à l’obscurité, de l’écoulement des heures de la nuit et celles du jour pour devenir et dire je suis les yeux, je suis la peau, je suis la sève de la terre.

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Le tableau

Tableau, fenêtre, tableau, fenêtre c’est toujours la même rengaine ; aussi vieille que celle de la peinture moderne. Mes yeux se fatiguent et mon imaginaire se borne. Mais à ma fenêtre, j’ouvre mes oreilles sur le monde et je jette un œil vers l’extérieur. Quand je les referme, je retrouve mon intérieur et c’est l’extérieur du monde qui, à son tour, porte un point de vue sur le mien. Emprunter le cheminement de mes yeux, remonter leur parcours et fabriquer les éléments qui le bordent, élargiront mon horizon du seuil aux confins de mon regard.

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Olga l’arracheuse

On est tous très gentils. Jamais on ne fait exprès d’être méchant ? Vrai ou Faux ? Olga est une enfant. Elle est donc très gentille. En promenade, elle ramasse de tout : c’est pour grandir. Comme cette marguerite qui se présente sur le bord de sa promenade. Qui pourrait donc en vouloir à qui la cueillera ? Qui pourrait reprocher à l’enfant le projet d’ouvrir le bidule pour en connaître le machin ? Finalement, on est tous habité par cette énorme envie de bousculer l’échelle du peintre pour produire une tache au bel effet sur le macadam car on sait bien qu’un artiste est quelqu’un qui fait n’importe quoi mais exprès.Qu’apprend-t-on donc après avoir tout cassé ? Qu’allons-nous construire après l’effondrement de notre pyramide ?

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Un courant d'air

Entrons dans le monde du secret et du silence. Restons dans ce laps de temps où les choses sont susurrées comme suspendues à l’espace dans l’intervalle de l’intelligible et du suggéré. Ici la piscine sera notre théâtre, notre référence et notre lieu commun. Le souffle sera notre action et le retournement, notre mouvement. La nage sera indienne, la brasse sera coulée, le point de côté dépassé pour nous permettre de trouver le second souffle qui cadence notre progression dans l’élément liquide.Le bruissement des secrets et le plongeon des poissons fondront dans les abysses pour capturer une image du souffle et vivre une installation qui reliera l’air à l’eau, l’eau au songe, l’horizon à l’étoile. Silence et secrets mêleront leurs couleurs entre les parois des aquariums mais pas plus haut que leur bord.

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