En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies permettant de vous proposer des services et des contenus adaptés. En savoir plus Fermer

Projets Calder 2016-2017

PORTRAIT D'OBJET

Une journée à l’école des beaux-arts

Voici une variation photographique sur les moustaches du grand artiste : Dali's mustaches de Salvador Dali et Philippe Halsman, aux éditions Flammarion. Salvador met en scène sur son propre visage un même objet, la moustache, pour exprimer des humeurs et construire un inventaire de sentiments.

L’objet s’anime, le visage suit, les expressions se nomment. Une forme pour un mot. Au quotidien, l’objet prolonge concrètement le travail des mains. Seul le résultat de sa fonction compte. Mais ici l’objet fait l’objet de toutes les attentions. Il est utilisé sans but pratique mais seulement pour exercer l’imaginaire. Mis en scène, organisé en série, accumulé, à des points de vue particuliers, l’objet devenu sujet à l’instar de la moustache de Dali révèle une galerie de portraits rassemblés sous la forme d'un imagier.

 

 

 

FULL-FEUILLE

Une journée à l’école des beaux-arts

Dans CitiZENs, aux éditions suisses Quiquandquoi, le lecteur se promène page après page dans la forêt. Sa capacité d’attention est sollicitée, son sens de l’observation s’aiguise. De ces frondaisons photographiées par Hervé Graumann apparaît à chaque double page un petit visage sur l’une des feuilles de ces coins de nature. Une feuille, quelques trous, une tête. Percée, picorée, mangée, perforée, piquée, découpée, transpercée… Mais par qui ? Par quoi ?

Allons nous promener dans le bois, visiter cet univers végétal qui développe ses variations pour nous projeter au-delà des arbres. Loup y seras-tu ? Serons-nous l’artiste ou la chenille ? Nous récoltons les éléments naturels et les observons à l’aide de filtres optiques et, avec notre petit canif et notre sens du moindre détail, nous changeons la face de la nature pour donner naissance à un peuple fantastique qui se camoufle dans des frondaisons imaginaires. Art y es-tu ?

 

 

UN MÈTRE CARRÉ DE JARDIN

Deux journées à l’école des beaux-arts

De loin on dirait une île (Da lontano era un’isola, éditions Corraini) de Bruno Munari, aux éditions Delphine Montalant, est un livre envahi de cailloux trouvés sur les plages du sud de l'Italie. Ils sont sculptés par le va-et-vient de la mer et photographiés en noir et blanc. Au fur et à mesure de l'imagination de l'auteur, ils montrent ce qu’ils cachent et nous transportent vers l’infini.

Scruter des images d’insectes à la loupe, changer l’échelle d’un caillou, d’un chemin ou d’un estuaire permettra de représenter différemment notre idée du jardin pour passer d’un monde à l’autre, du grand vers le petit, du lourd vers le léger, du loin vers le proche en vérifiant que ce qui est grand est devenu petit et ainsi de suite.

La classe posera un regard sur le monde végétal, minéral et animal pour inventer une représentation de l’espace « jardin » en utilisant un principe, celui du zoom et un mouvement, celui du recul.

 

 

ALI  OU LÉO ?

Deux journées à l’école des beaux-arts

Ali et Léo trouvent un sac ! À qui est ce sac ? La convoitise, le mensonge et la ruse s’immiscent ! Inspiré du conte des Mille et Une nuits, Le Sac prodigieux, Ali ou Léo ? de Sophie Curtil aux éditions Les doigts qui rêvent est constitué de 12 planches de compositions graphiques abstraites en relief, utilisant la technique d'impression du gaufrage. Une même image représente plusieurs choses listées dans le texte attenant qui part d’une idée concrète pour se développer vers des choses plus complexes. Ici le « serpent » est « boa constrictor » et la perle est « crachée par un dragon chinois ». Les notions soulevées par cet album : un objet est une forme, le simple devient complexe, une forme provoque des images, on croit ce que l’on voit ou bien on voit ce que l’on croit, un livre tactile et accessible à un public de non-voyants mais pouvant être lu par tous, deviennent les supports à la construction d’un répertoire formel élaboré à partir du contenu de différentes trousses spécialisées. On peut penser que les enfants sauront s’approprier ces contenus pour raconter autant de mensonges et de versions différentes que l’obtention du sac exigera.

 

 

L’atelier Calder est ouvert aux classes de cycle 1 et 2 des quartiers de la Ville de Nantes.

Les inscriptions sont closes pour l'année 2016/2017