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Révolution à Barbizon

Anne-Sophie Yacono et Simon Pasieka
Exposition collective du 8 mars au 20 avril 2019 @ galerie RDV, Nantes
Du 9 mars au 20 avril, Anne-Sophie Yacono invite Simon Pasieka pour l'exposition Révolution à Barbizon. Vernissage le vendredi 8 mars à 18h00 Galerie RDV, 16 Allée du Commandant Charcot, 44000 Nantes, 02 40 69 62 35 Du mercredi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous. La peinture veut sa revanche. Ce n'est pas du plaisir / le pire / finir / mourir / du désir /POUR DE RIRE !!! « Si je devrais brosser l’image des artistes en cent ans, je pense que ça s’approche de l’idée que Joseph Beuys avait de la société : tout le monde sera artiste et les machines travailleront pour nous, nos besoins et nos désirs premiers. Mais pour le reste, ce vide sans fond de l’humain, les survivants de notre espèce s’occuperont tous à tenter de devenir artistes. » Simon Pasieka Révolution à Barbizon est une exposition de peinture. Elle y fait se rencontrer deux artistes ayant une approche complétement opposée avec des tendances différentes mais complémentaires que l’on peut grossièrement nommer comme ça : celles de l’art Apollinien (recherche de la perfection) et celle de l’art dyonisiaque (recherche de l’élan de vie pure). L’exposition semble aussi traiter parallèlement de perspectives d’avenir à travers une forme de science-fiction. Barbizon était la bourgade où sont nés les premiers impressionnistes. Ils y ont succédé aux paysagistes qui l’avaient auparavant inondé par vagues, en voulant peindre en plein air et travailler depuis nature. Cette vision de la peinture est actuellement hyper ridicule dans le champ de l’art contemporain : l’artiste foutraque avec son attirail de de pinceaux, châssis, palette, chevalet, etc… est considéré aussi comme étant de l’art amateur. Simon Pasieka essaye d’aller au-delà de ça en reprenant certains codes classiques (peintures sur châssis, paysages hyper réalistes façon XVIIe), tout en laissant entendre que ce qui est représenté serait d’un autre temps, où tout va bien. Voire peut-être même un tee période post apocalyptique : après un réchauffement climatique idéal, une refonte complète de la société en quelque chose de paisible, etc. Mais, dans tous les cas, la création artistique pure aurait sa place fondamentale au cœur de la vie très intense de tous les humains. Anne-Sophie Yacono a créé un monde qui s’appelle Chatteland, il représente le féminin désirant qui broient tout éventuel visiteur pour l’ingérer dans sa composition. Ici dans l’exposition le peintre barbizonesque a subit aussi une refonte charnelle… Les œuvres présentées sont un ensemble de peintures et de céramiques qui, inertes, semblent au demeurant reprendre vie. L’ensemble des ces peintures est là pour changer la vision des choses mais en voulant procurer une sensation bienveillante, qu’elle soit peut-être cynique de la part de Simon Pasieka (comme si on nous chuchotait à l’oreille : « c’est pas grave quand tout sera détruit, que la plupart de la population sera éteinte, la nature reviendra et ce sera mieux ») ou utilisée comme apparat de prédation avec Anne-Sophie Yacono.