Georgia Nelson
Everyday
Georgia Nelson
Exposition du 11.04 au 31.05 2026
Vernissage samedi 11 avril à 18h
Du mercredi au dimanche de 14h à 18h
Centre des arts de Douarnenez
Depuis bientôt une dizaine d’années, la pratique plastique de Georgia Nelson s’envisage selon des dimensions iconoclastes à travers des médiums tels que la vidéo, la peinture et la performance. Montages de contextes, d’images et de situations, ses œuvres conjuguent les postures, le décalage et un caractère éphémère. Prétexte à la mise en réseau de signes glanés du quotidien, d’iconographies ou de la culture pop, Georgia Nelson manie l’ironie et le différé, les renversements et les variations, le féminisme et l’humour. Jeu de rôle généralisé, scène ouverte que l’artiste investit sous différentes coutures, ses films procèdent par agencements absurdes, déplacements et travestissements. Ses productions picturales se distinguent par des formats mixtes, la surimpression et les transferts :
collages mêlant la lettre et les textures, une diversité de matériaux et de supports utilisés, ces tableaux tiennent du dessin naïf et du slogan écrit. Contours graphiques et colorés, ils constituent autant d’éléments que l’artiste brode comme des fictions qui s’entrecroisent.
Georgia Nelson vient de Londres et vit à Nantes depuis presque dix ans. Elle affectionne certains objets de papeterie ou matériel de bureau, à l’apparence dérisoire et à l’emploi insolite. Leur utilisation lui permet, quand elle s’en sert dans ses installations, un certain détachement. Ils organisent un désordre apparent dans beaucoup de ses pièces, une tension entre le précis et le non-précis, ce qui s’enlève et ce qui va s’enlever. « Dans son travail, les dessins agissent comme des matrices, où la graphie est un objet à part entière, et déjà un dessin qui se mêle à d’autres et se décline à l’infini. Sa peinture se regarde sans se voir. Elle tient du maquillage, du make-up, d’une forme qui se compose patiemment, dans un même geste. […] Georgia Nelson, c’est une manière d’être, une qualité, une vitesse. » Frédéric Emprou
Centre des arts Douarnenez