Expositions

 

Passe sanitaire

Afin de respecter le protocole sanitaire en vigueur depuis le 7 août 2021, le passe sanitaire est exigé pour :

  • La bibliothèque : public extérieur à l’école

  • La Galerie : tout public

  • Café ASKiP : tout public

Dans le cadre des cours dispensés dans les locaux, les élèves, étudiant·es et enseignant·es de l’enseignement supérieur et des cours publics ne sont actuellement pas soumis à l’obligation du passe sanitaire.

Diplômé·es 2021

Image
affiche diplômé·es
Événement Facebook

 

Livret de l'expo

Présentation du passe sanitaire exigée.

Du 1er au 25 septembre

les diplômé·es du DNSEP 2021 présentent leur travail à l'Open School Galerie des Beaux-Arts de Nantes.

Vernissage le 1er septembre à 18h30

Visite commentée en présence d'étudiant·es diplômé·es le 16 septembre à 18h30 dans le cadre de Art Discovery

Ouverture du mercredi au samedi de 14h00 à 18h00

Galerie Open School des Beaux-Arts Nantes Saint-Nazaire, 2 allée Frida-Kahlo, Île de Nantes

F**k Noël

Les mots d’un autre
Que l’on emprunte
Pour un dernier hommage
La preuve qu’on habitât ensemble
Et qu’on en fut changé
Mémoire de liesse et de lieux entremêlés ;
Chercher de la chaleur face aux rituels perdus
Comment se quitter
La peau privée des autres peaux ?
Fuck Noël et les coudes
Trop maladroits pour se dire à bientôt
Coup de tête + balayette à la fête
On n’a pas besoin d’une date pour se retrouver
Aujourd’hui c’est ici demain ce sera plus loin
Promesse sans deadline de baisers à venir
Fuck pour Noël c’est foutu
On s’embrassera pour mardi gras

Les diplômé·es

BEAUTRU Clotilde

Parcours : CHamp des POssibles INteractions
 
Craies
Caries, 80 x 9 x 9 mm
 
Mon travail plastique se compose de gestes discrets, de
détournements qui se glissent dans des vides, blancs et interstices. Mes
tentatives de travail
in situ
m’ont amené à m’intéresser à l’espace dans lequel
je travaille et à mêler mes travaux à certaines spécificités du lieu.

BERTRAND Leïla

Parcours : CHamp des POssibles INteractions
 
Partitions
 
Panneau peint 135 x 97 cm,
Recueils de partitions, A4, 69 pages ; 5 exemplaires
 
Plan d’exposition ? Trace d’une performance passée ? Partition d’une performance à venir ?
La pièce présentée ici est séparée de l’action qui lui est associée, ce qui la laisse à une fonction indéfinie. Intégrée de manière in situ, elle se repose sur les éléments d’architecture de l’école et les traces laissées par ses usagers.
Ces derniers deviennent support, créent la liaison entre les différents éléments qui composent la pièce. Mon travail s’articule à mi-chemin entre la performance et le théâtre, entre la scène et la galerie. La scénographie y prend une place très importante. Elle se construit généralement pendant le temps de la performance. J’utilise un répertoire de gestes, de signes, que j’invente ou emprunte à d’autres artistes, et les combine pour former un langage aux significations ouvertes.
Les différents éléments de décors et l’action deviennent clés de lecture pour
se décrypter l’un l’autre

CARRÉ Romain

Parcours : Construire les mondes
 
Presentation, 2021
27’12”, film 5K, format 1 : 2,35
 
Presentation est un vlog fictif dans lequel Nick, un jeune acteur new- yorkais, reçoit un casque filmant en live sur instagram tout ce qui se déroule devant lui, restreignant son porteur uniquement à cette vision. Durant cette journée, Nick habite un micro-cinéma de sa propre vie, se déplaçant de manière erratique entre différents lieux de New York excessivement utilisés
comme décors au cinéma (Cortlandt Alley, Brooklyn Heights, Central Park...).
Il n’y fait rien ou presque, s’en servant de décor pour sa propre vie. En voulant partager entièrement son point de vue, Nick s’enferme progressivement dans les représentations qu’il génère, autant physiquement que dans l’impératif de faire image

FERNANDEZ Benjamin

Parcours : CHamp des POssibles INteractions
 
F. A. a gaché ma vie
Bâche, sangle, pastel, peinture acrylique

GOUDJIL Lina

Parcours : Faire œuvre
 
Zbeulez jeunesse ! , 2021
Sculpture, installation vidéo et sonore
Vidéo 10 min, plâtre, bois, carrelage imprimé, crayon, dimensions variables

GUILLERY Maëva

Parcours : Formes du réel
 
Mazzeru «* la traversée des îles
Vidéo
 
Tout commence par une rencontre, et une histoire qui m’a été transmise. En septembre 2020, je m’aventure en Corse dans la région de la Castagniccia pour y tourner un film sur lesmazzeri et réaliser une investigation de l’Onirique. J’y fait la rencontre de l’écrivain Jean-Claude Rogliano, dont les mots décrivant le personnage mazzeru de son roman Mal’concilio me
happent, et j’y vois un écho avec d’autres îles, des similitudes avec d’autres figures et récits mythologiques ; Charon et la traversée du Styx, le dernier voyage d’un mort dans la cosmogonie de l’archipel de Bijagos – dont l’histoire fut évoquée dans le film Sans Solei de Chris Marker...
 
Voix off - Alors que Jean-Claude Rogliano catalyse ses histoires et les croyances corses qu’il me transmet lors de notre premier entretien, le personnage de Jocaille, guérisseuse et magnétiseuse de l’île de Bréhat apparaît comme une vision et entame un soin d’équilibrage des énergies par une danse des mains. Deux îles – deux paysages s’enchevêtrent en vidéo pour laisser aux conteur·euses le temps d’une rencontre. Les images récoltées de mes objets documentaires oscillent entre elles et deviennent poétiques, en empruntant au langage formel et au dispositif cinématographiques.

LI Chenqu

Parcours : CHamp des POssibles INteractions
 
Gibbon
Acrylique sur toile, pastel sec sur papier, 50 x 100 cm ; 5 x 7 cm
 
Les éléments présentés ici marquent les premières traces de mon travail artistique inspiré par l’histoire mystérieuse des gibbons et par leurs conditions de vie actuelles en voie de disparition. Ce que nous regardons nous regarde aussi.

MANEM Méline

Parcours : Faire œuvre
 
Fragments
Plâtre, métal, acrylique, dimensions variables
 
Ces deux fragments sont issus d’un ensemble appelé Détachement.
Ils composent avec le mur comme des formes dessinées composent sur une feuille de papier. Lors d’une exposition collective, leur mobilité et leur capacité à se détacher leur permet de recomposer un nouvel ensemble avec les œuvres qui gravitent autour.

PERROTEAU Marie

Parcours : CHamp des POssibles INteractions
 
Notes sur ce que peut un corps
Plaque de fond de teint, ciment et masque anti-pollution, 140 x 90 cm

RITARAM Chayarat

Parcours : Formes du réel
 
Man of Paradise n’1, 2021
C-print, feuilles d’or, 180 x 67 cm
 
C’est une photographie de l’effigie du roi. L’intervention d’effacement du visage et de la tête du roi lui dénie son existence individuelle, cette façon de l’effacer de l’image confère aux seuls vêtements son pouvoir. D’une autre manière j’évoque son pouvoir absolu dans un deuxième geste en recouvrant d’une feuille d’or le vide laissé par l’absence du portrait.
En Thaïlande, personne ne peut porter le costume du roi pas même dans un film ou dans une pièce de théâtre. La photographie à échelle 1:1 a un aspect étrange puisque l’on ne peut imaginer que le corps du roi est dans ce costume, on a davantage la sensation que c’est un mannequin de cire qui porte ce costume, le roi est donc doublement absent. Le costume est prêt à l’emploi.
Véronique GIROUD

SUN Yue

Parcours : Formes du réel
 
Pique-nique
projection au sol

 

BELLAVANCE Diane

Parcours : CHamp des POssibles INteractions
 
3 éditions
« DES FRUITS DE MER PAS FRAIS » : 11x18cm / Poèmes sur la mer jouant sur les sonorités de la langue (2018)

« FPS 50+ » : 14,5x16,5cm / Poèmes d’un été (2019)

« MÉDUMORPHOSES » : 11x18cm / Édition réalisée à partir de papiers brouillons, de restes, pour ne pas gâcher et revisiter quelques textes ainsi qu’expérimenter la superposition d’images et d’écriture (2021)
 
« Le langage est une peau : je frotte mon langage contre l’autre » (Roland Barthes, p.87 “L’entretien” dans Fragments d’un discours amoureux
 
J’ai produit un certain nombre d’éditions au cours de ma scolarité ; j’en ai choisi trois à présenter pour l’exposition. Elles forment un ensemble de mon écriture et des notions qui me tiennent à cœur : comme la flânerie identitaire, éprouver le corps amoureux, s’inscrire dans un territoire. Ces éditions sont un moyen simple pour partager mes écrits, ça voyage bien un livre, ça se prête, ça s’offre, ça se manipule, ça se relit plusieurs fois, ça se corne, c’est vivant en quelque sorte, même si d’aucuns disent qu’une fois sur papier la langue est morte.
Il est vrai que ces textes imprimés préparent le passage à l’oralité dans ma pratique. J’aime partager un récit de vive voix, donner un corps à un texte.
Faire une proposition pour que le public s’approprie différemment mes mots, car le rapport à l’autre n’est pas palpable quand un·e lecteur·rice est en solitaire avec un livre.
Ces éditions n’ont pas toutes vocation à être lues à voix haute, certaines sont expérimentales, d’autres sont des transitions, et puis il y a celles qui sont des ratés (en terme de mise en page, de réécriture) mais j’en avais marre de jeter du papier alors je les ai récupérées comme matière
première.
 
– Il y a deux céramiques également, je ne les considère pas réellement comme
pièces plastiques, elles oscillent entre totem et collection sentimentale

BODIN Claire

Parcours : Faire œuvre

Sans titre, 2021
 
Carbone graphite, format raisin
 
Faiseuse de formes.
Je donne à voir le point de vue de trois femmes et le rapport qu’elles ont avec leur corps. Ce que nous avons tous·tes en commun, c’est cette enveloppe corporelle, nous y sommes tous·tes. confronté·es. Je m’identifie à ce qu’elles me disent, je me projette. Je prends note, je commence à étaler mes réflexions sur le papier, je dessine au fur et à mesure le cheminement de ma pensée. Qu’est-ce que je donne à voir ? Leurs portraits en fragments. On pourrait parler de potentialité de portraits. Et dans ces vêtements, je revisite ce qu’elles veulent cacher De ces éléments, comment faire vivre cette potentialité de portraits ?
Je repense à leurs rituels, à leurs rapports au corps, aux multiples possibilités d’agencements et d’installation. Je commence à créer des formes, à figurer plusieurs éléments sur le papier : références, fragments de corps, mon geste qui fait forme. Le papier ne suffit pas : je m’empare des murs, les fresques prennent forme et je fais forme avec mon propre corps. Je deviens Faiseuse de formes.
Une forme qui n’est pas arrêtée, mais qui a une ouverture. Il sous- entend l’ensemble, j’aime laisser la forme en état d’ouverture et d’imaginaire. Mon geste s’étend au-delà du dessin et de la couture : je taille le bois, fais voler les copeaux en l’air, retranche la matière, ponce jusqu’à ce que le sapin ressemble à ma propre chair. Les fresques se voient pousser des bas-reliefs et des rondes-bosses semblent en sortir, et atterrissent au sol. C’est comme si c’était des collages, des collages qui viennent à partir de mes dessins.

CESCUTTI Diane

Parcours : Construire les mondes
 
Glassweave
Verre, satin, mousse, nylon, 90 x 90 cm
 
Deux lots de fils se croisent en angle droit pour former une toile plane. Voilà, dans son fondement, le principe du tissage. Si l’on imagine que « un fil de chaîne au-dessus » est codé comme « 0 » et « un fil de trame au-dessus » comme « 1 » alors l’ensemble du tissage peut être résumé sous forme de matrice avec des entrées binaires. Voilà le code informatique tel
que nous le connaissons. En remontant l’histoire du code informatique, je me retrouve emmêlée dans celle du tissage. En descendant celle du tissage, j’en finis à sa forme éthérée : son algorithme.
Je développe une navigation souple entre ces deux pôles en y introduisant fictions, spéculations, narrations, à travers différentes formes transmédias : tissages, installations, vidéos, sculptures, textes.
Ici, le verre révèle le principe dénudé du tissage. La transparence de cette matière souligne la structure, l’entrecroisement des « fils».

FU Liang

Parcours : Faire œuvre
 
L’abandon, 2021
Cire d’abeille, pigment minéral
 
Cette proposition de travail commence par une accumulation de matière, la cire d’abeille, matière organique à la fois rigide et liquide, mêlée à du pigment minéral noir, introduisant une couleur qui perturbe notre perception des choses. Plutôt qu’un objet parfait, j’ai décidé de laisser cette sculpture en cire dans son état de fragilité, d’intransportabilité et de permutabilité : tout déplacement détruit l’objet, qu’il faut alors refondre et re-produire. A l’image de la nature organique de cette matière, c’est dans un processus continu de destruction et de régénérescence que se crée cette pièce, que l’on peut voir, sentir, toucher. Ainsi cette pièce propose au public un jeu qui active et combine trois dimensions sensorielles.

GSELL Mathilde

Parcours : Construire les mondes
 
Des couronnes aux dents
Papier mâché, fusain, graphite, pastel à l’huile, pastels secs, bombe de peinture, 118 x 79,5 cm et 28 x 16 cm
 
L’aile du désir
Papier mâché, verre, 18,5 cm de diamètre
 
Une crise de l’homme en son monde. Qui divise autant qu’elle rassemble.
À l’ère du capital souverain, les hommes, ses disciples, sont devenus des rois, portant sur leur crâne le poids de leur appétit mégalomane. Des rois, qui aveuglés dans leur narcissisme, mènent l’humanité à sa perte et le monde au chaos.
Dans une société où la normalisation va de pair avec le bon fonctionnement de son système économique et politique, celui qui prend part à des actions qui déstabilisent ses structures sera montré du doigt. Et la haine qui le ronge, celle du révolté, le transformera en monstre. Cette monstruosité est cruelle. Si les hommes sont rois, la haine qui ronge ceux qui se heurtent à cette fatalité les transforme en monstres. Les créatures qui hantent les mythes passés sont alors autant de figures révoltées à emprunter.
 
CELUI QUI PERD SA COURONNE, SE DOIT-IL DE PERDRE LA TÊTE ?

KIENTZY Clara

Parcours : Faire œuvre
 
Contre-formes
Ciment, carottes de granite,
Hauteurs variables (105 cm, 60 cm, 70 cm), 3 cylindres de 10cm de diamètre
 
Les minéraux pour source d’inspiration, ma démarche questionne la notion d’« empreinte ». Les stigmates, traces et artéfacts m’apparaissent comme autant de témoins du temps qui passe, que j’intègre à la cadence d’une temporalité nouvelle : celle d’un processus à l’œuvre dans ma pratique d’atelier.
La « fouille » pour point de départ, je m’attèle à décliner, à prolonger ces singularités en série, au moyen de diverses techniques de moulage et de modelage. La couleur teintée dans la masse pour fil rouge, je questionne les rapports entre support et surface, entre forme et contre-forme avant de confronter les propriétés des matériaux employées (comme la masse et la fragilité au moyen de l’équilibre) lors de la mise en espace.

LOAEC Enora

Parcours : Formes du réel
 
Chambre obscure
Vidéo, projection vidéo sur télévision 3’30’’
 
Le noir, à peine visible, tremble. De son épaisseur s’échappe un muscle,  un son. Des contours apparaissent et décrivent un espace où la familiarité s’est délitée pour laisser place à l’étrange. Le seul tangible reste la lumière. Halo ou spectre, elle laisse apparaître une main, puis plusieurs, chacune en prise avec l’absence matérielle du sol. Elles essuient, raclent, nettoient un univers en creux, raisonnant des vibrations et des ondes d’une réalité atone.
Cet espace de la séquence, c’est la chambre obscure. Elle s’apparente à la matrice de nos aliénations. Ma pratique s’appuie sur un ensemble de recherches vidéographiques et littéraires. J’explore les statuts de l’image filmée, les engrenages de la fiction et de son incorporation aux domaines du réel. Détachés du figuratif cinématographique, le poétique et le politique se révèlent. Les figures que j’exploite dessinent les contours de nouvelles mythologies propres aux dynamiques mortifères de nos systèmes contemporains. Elles agissent dans l’ombre, à la limite de l’exorcisme et de la catharsis. Leurs silences cryptiques autorisent l’incertitude, l’introspection ou la contemplation. Elles invitent le spectateur à basculer dans le prisme sombre de leurs reflets humides.

MOELLIC Margaux

Parcours : Faire œuvre
 
Sol victus, 2021
Techniques mixtes, plâtre, bois, craie et verre, 157 x 105 cm
 
Héritière de plusieurs origines et évoluant au sein d’une communauté aux cultures diverses, je m’interroge sur l’Homme. Mon intérêt pour les sciences, notamment pour l’archéologie et l’anthropologie, m’offre des pistes pour creuser son environnement, son histoire. Je tente de comprendre et d connaître le monde dans lequel j’habite. Ces origines qui vacillent et ces  affects m’animent et se retrouvent aujourd’hui au sein de ma pratique artistique.
Mon travail est nourri d’images, d’objets et de récits puisés dans les livres, les musées et sur internet. Ces fragments d’histoires collectives deviennent des portes, des passages dans lesquels je voyage, je fabrique des mondes. Ces moyens de production me permettent de développer un vocabulaire de forme. À l’image du temps, image-repère fabriqué par l’Homme, mon travail s’hybride. Formes et matières s’assemblent pour donner corps à des
allégories qui convoquent cet entrecroisement des temps passés, présents et futurs.
Cet univers mental, où communiquent peintures, sculptures et dessins, se construit par l’usage de divers matériaux, tel le plâtre utilisé depuis l’antiquité, mais aussi le bois, le verre, parfois la terre, le métal et le cuir, auxquels se joignent des matières plus récentes comme le plastique, collectées au gré de mes déambulations. Ces moyens de production appellent des gestes et des techniques anciennes

PLANTIER Axel

Parcours : Faire œuvre
 
Truth Will Mess You Up, 2021
Huile sur toile, 190 x 130 cm
 
Ma pratique picturale s’appuie sur différentes techniques de capture du réel et notamment la photographie. Je cherche, à partir d’observations précises d’effets de flous et de lumières, à créer mon propre langage de formes, jouant alors d’une frontière fictive entre abstraction et figuration.
L’enjeu est pour moi de traiter ces formes comme une écriture, et donc de parcourir la surface d’un angle vers l’angle opposé, sans revenir sur ce qui a été précédemment produit et en adaptant la composition au fur et à mesure de la progression et du hasard des formes.
Il est alors question de temporalités, d’une part celle inhérente aux moyens de production et d’autre part celle suggérée par l’image elle-même. Il y a un jeu entre la fixation induite par le procédé technique et la non-fixation vers laquelle tend la lecture de l’image.

SILLA Maimouna

Parcours : Formes du réel
 
Libète oula mò
Plaque de verre, 118,5 x 99,5 cm
 
Il s’agit d’une plaque de verre sur laquelle j’ai fait imprimer l’introduction de mon mémoire réalisé en 2021 dans le cadre de mon master. Cette introductionmarque l’entrée dans l’univers de mon travail d’écriture mais également mon travail artistique.

YI Saehin

Parcours : CHamp des POssibles INteractions
 
Sans titre
Polyuréthane, terreau, 100 x 140 cm
 
Mon travail n’existe jamais séparément. Cela ne fait qu’un. Cela crée des interactions, pas seulement sur la totalité de mes projets mais aussi sur le paysage à travers la fenêtre, la lumière naturelle qui pénètre dans l vitrine également influencent. Parce que quand on regarde la nature, nous regardons sa totalité. En ce sens, je voulais aussi que les gens regardent
mes projets de la même façon. Mes projets ont une nature incontrôlable et une forme organique, je suis toujours inspirée par la forme du corps humain. Nous cherchons toujours
la nature pour trouver inner peace ou se calmer mais nous pouvons être la nature nous-même. La nature qui marche, parle, qui a des sentiments et qui pense. Donc à mes yeux, nous sommes une nature vivante aussi. La forme du corps humain, je la trouve très incontrôlable. Nous avons tous des formes diverses et très organiques. C’est impossible d’avoir la même
forme du corps pour nous. Nous sommes tous uniques et les substances naturelles également, par exemple, planter des graines, faire pousser des arbres, car nous ne pouvons pas prédire exactement dans quelle direction la branche poussera. Et je pense que ce hasard est la forme la plus importante de la nature.

 

BERGONZI Elise

Parcours : Faire œuvre
 
NOS COINS COURBES - La chambre #1
 
Plâtre, cire d’abeille, câble électrique, latex, mousse expansive, dimensions variables
Pensées comme des fragments d’espaces domestiques, mes installations interrogent les rapports que nous entretenons avec l’habitat.
J’étudie les formes et les objets banals de notre quotidien. À force de les manipuler, ils accumulent, contiennent, et ainsi représentent les traces de  notre existence et nos multiples façons d’habiter. Les éléments de « l’infra-ordinaire »*, ceux que l’on retrouve dans chaque unité d’habitation, objets d’usages tombés dans l’indifférence, mêlent leur intimité pour raconter les histoires partielles d’une vie tranquille qui respire en silence.
 
Cette installation est un espace du repos. Le radiateur est un
symbole de chaleur, la constance d’un intérieur qui contient. Dans ces
creux et ces pleins, se glisse un concentré d’énergie, une source vitale en
survivance que l’ampoule laisse échapper en venant pendre le long de son
corps. Un peu plus loin, le matelas et le volet témoignent d’un reste de la
demeure, ce qui fait que l’espace s’habite, au-delà de la présence humaine.
L’intimité de leur forme creuse un récit en latence qui gît sur le sol.
 
*Perec, Georges. « l’infra-ordinaire ». Lonrai : Seuil, 1989. 128 p.

BUREAU Léo

Parcours : Formes du réel

Modules décors, 2021
 
Médium brut, colle, dimensions variables
 
Décor générique :
Il est question de ce qui fait décor, ce qui le determine dans ses formes les plus minimalistes. J’ai conscience que cette envie de trouver le générique d’objets ou de parties architecturales est bien ancrée dans ma culture qui est européenne et donc la réflexion demande à s’étendre au niveau du concept mais aussi physiquement en quête de sa forme universelle.
Possibilité d’une projection personnelle du regardeur face à ce décor brut qui a pour but de laisser libre choix à l’interprétation de sa vue.

CHEN Ting

Parcours : Formes du réel
 
Sans titre, 2021
Vidéo triple
 
Chaque homme, écrit Chateaubriand, porte en lui un monde composé de tout ce qu’il a vu et aimé, et où il rentre sans cesse, alors même qu’il parcourt et semble habiter un monde étranger. Désormais, le passage est possible. D’une façon inattendue, entre la vie et moi, le temps a allongé son isthme.»
 
- Tristes tropiques de Claude Lévi-Strauss

GFELLER Jean

Parcours : Faire œuvre
 
Souvenir du Cap d’Agde, 2021
Huile sur toile, 200 x 160 cm
 
Le forum Reddit invite ses visiteurs à « dive into anything» (plonger dans tout et n’importe quoi), et on y trouve effectivement toutes sortes d’images que Jean collectionne depuis plusieurs années. Si la scène présentée ici paraît étrange – un lieu indéfini, un sol, un ciel en repentir, des troncs d’arbres et cinq hommes nus en érection (quatre d’entre eux nous fixent) – elle est en fait une des moins bizarres qu’il ait peinte. Jean représente des personnes aux idées ou aux comportements marginaux (exhibitionnistes, pyromanes, extrémistes politique, criminels, etc.) en leur offrant une place de choix, celle de modèle. Mais il ne les chouchoute pas pour autant : si finalement, la peinture et ses personnages ne lui conviennent pas, il les ensevelit sous d’autres couches d’huiles, sous d’autres figures plus énigmatiques les unes que les autres.
Laurie

GUAN Yunyi

Parcours : Faire œuvre
 
Geste, 2020
Argile, tissu élastique, 400 x 112
 
Tirer, tenir, effacer, gratter ... Il n’y a pas un seul geste, mais une série de gestes qui se manifeste, qui renforce l’idée du geste. Ce sont mes gestes, les contacts directs avec mes mains, avec la matière, la maniabilité de l’argile, la souplesse du tissu ou la tension et l’élasticité du fil ou du ruban, etc. Cette pièce fait partie de la série
Geste, tenir sur le tissu élastique : l’argile prend l’empreinte de mes mains. Le tissu est tiré, avec le poids de mon empreinte, en argile. La tension reste là grâce à la lourdeur de l’argile et la gravité.

LEFEBVRE Oscar

Parcours : Faire œuvre
 
Fleurs de feu, 2021
Huile sur toile, 18 x 33 cm
 
Les fleurs explosent et brillent dans l’épais voile de la nuit. D’un regard aveuglé, nous observons au loin ce spectacle coloré, dans l’attente du bouquet final

LOUIS Corentin

Parcours : Formes du réel
 
Autoportraits
Vidéo
 
Mercredi premier septembre deux mille vingt-et-un.
Tous ces autoportraits (1502) ont été réalisés entre 2016 et aujourd’hui. J’offre ces autoportraits à chaque personne que je rencontre, et y écris chaque fois au dos une suite de mots dédiés. Leur vocation est la dissémination.

MONTINA Alexandre

Parcours : Formes du réel
 
Après la plage
Installation, texte en sel et chaussures de sable - pointure 44 et des poussières, Chaussures de 30 x 13 x 20 chacune, texte sur 30 cm x 5
 
Après la plage et les rouleaux
que je saute sans les compter
Le trajet est bref jusqu’à la salle de bain
Je retire mes chaussures
et les secoue pour en extraire
les derniers grains de sable
Tous ne s’en iront pas
 
Après la plage naît de mes souvenirs d’enfance, lorsque je rentrais de l’océan et me débarrassais du sable dans la douche du mobile-home de mes grands-parents. En renversant ici l’idée de l’empreinte, je souhaitais mettre l’accent non pas sur la marque laissée au chemin, mais sur ce que l’on emmène avec soi – parfois même sans le réaliser. Mon travail tend à porter une attention à la perméabilité de nos milieux de vie et comment ceux-ci sont altérés en permanence par les êtres, choses et flux qui les composent. Le sable et le sel, tous deux volatiles, évoquent la matérialité de la plage – grande étendue insaisissable, et des souvenirs qui nous attachent à un territoire, fugaces eux aussi.

ROUET Pauline

Parcours : CHamp des POssibles INteractions
 
L’écolier, 2021
Peinture à l’huile, mains en silicone, et jambes en bois sculpté, 80 x 80 cm
 
Dans ma pratique, mes peintures deviennent les personnages d’une histoire fictive prenant place dans la réalité. Elles ont chacune un caractère, des idéaux, une pensée. Elles viennent se rencontrer au bar, dans une salle d’expo, une école en s’intégrant à la vie qui suit son cours. Placée dansune espace, elles ouvrent un monde de fiction qui s’insère dans la réalité,
devenant lui-même le réel

SONG Xiaoke

Parcours : Faire œuvre
 
Mihi... mori lucrum
Os et plâtre
 
Le 10 octobre 2020, j’ai finalement parcouru 1000 kilomètres le long la côte Atlantique. Marcher pendant de longues heures sans s’arrêter, manger très peu de nourriture, boire très peu d’eau, juste marcher, s’arrêter de temps en temps pour prendre des photos et ramasser des choses. Cela semblait être une tentative délibérée d’épuiser l’énergie mentale et physique, presque un abus. Cependant, ce n’est que devant la mer que je peux temporairement lever mes doutes et clarifier une fois de plus l’endroit où je me trouve.
C’est en outre comme une sorte d’échange avec la mer, ou plutôt, le coït. Après la tempête et l’épuisement physique, c’est un épanouissement complet de paix et de plaisir qui m’a soulevée doucement, détendant chaque articulation, chaque respiration, me mettant à nouveau dans une cavité vaginale chaude. J’ai vécu une expérience qui ressemble à la satisfaction après l’amour que je fais sans retenue avec un amant.
C’était l’odeur des algues, des mollusques et des crustacés, des cadavres, qui s’infiltrait en moi par le vent et la pluie, se mêlant à ma propre odeur, jusqu’à mon nez, ma gorge, mon cerveau, mon utérus, et finalement dans mon sang comme une marée. Pendant ces deux années de marche, du nord au sud, j’ai souvent rencontré les cadavres de divers animaux. Des individus silencieux. Et en outre, j’ai trouvé des os sur la plage, après avoir été lavés par la vague et polis par le sable, ils sont devenus très propres. J’aime bien aller sur la côte quand il pleut ou après une tempête, généralement, il reste plus de choses sur la plage après une tempête, elle a cessé d’être pour moi une pluie douloureuse et un vent suffocant pour devenir le symbole
d’une récolte abondante. Au début, l’idée provenait de la forme du columbarium, mais lorsque
j’ai ouvert les deux pièces du plâtre, et vu ces empreintes, j’ai changé mon idée et je voulais garder cette forme du livre.
Ces os sont à la fois une preuve de vie et une preuve de mort

ZHOU Yong

Parcours : Faire œuvre

Cueillir des étoiles

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Exposition Cueillir des étoiles
L’exposition de la collection artdelivery présente la foisonnante sélection de 130 œuvres de 94 artistes choisis par la commission du Fonds de soutien aux acteur·rices culturel·les de la Ville de Nantes, pendant le confinement de novembre 2020.


Une forme nostalgique d’évasion fantasque, de rêves de voyage, de transfigurations mentales et de visions du futur s’empare de cette exposition à l’image d’une constellation artistique, diffuse, démultipliée.
L’exposition Cueillir des étoiles divisée en 12 constellations telle la profusion d’une nébuleuse subjective offre aux visiteurs la possibilité de réserver sur place l'œuvre d'un·e artiste qui pourra être livrée à domicile à partir de novembre.

 

Vernissage le 6 octobre à 18h30
Ouvert du mercredi au samedi de 14h à 18h 
(pass sanitaire et gestes barrière)

Les expositions passées

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